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Chase Gouin, la légende
Bmx 09/05/2006 Chase Gouin, la légende
D'après moi, Chase est le deuxième meilleur flatlander de tous les temps. Son style et sa vitesse sont toujours une force qui ne peut être ignorée.
Chase Gouin, la légende
Si Kévin Jones et incontestablement le dieu du Flatland, alors Chase est forcément Jésus. En même temps, la comparaison s'arrête là car Chase est autant un rider de talent, qui a inventé bon nombre de concept (ambidextre, brakeless,..), qu'il est profondément agnostique si c'est pas athée en tout cas bien déterminé sur ce point. Une itw qui vous fera réfléchir et surtout connaître ce fabuleux bonhomme.

 
Version anglaise sur http://www.bmxfreestyler.com


Interview de Chase Gouin par Glenn Mehltretter

J'ai grandis en regardant le Freestyle se transformer en sport, quand j'ai commencé à rouler, les tricks étaient basés sur la notion de sautillement et d'équilibre, mais Kevin Jones et ses amis (the Plywood Hoods) ont tout changé, et d'après moi, Chase est le deuxième meilleur flatlander de tous les temps. Son style et sa vitesse sont toujours une force qui ne peut être ignorée. Il a roulé partout dans le monde et est toujours à la recherche de ces rares pièces qu'il affectionne. Il se pousse lui même vers un standard de riding extrêmement élevé et ses tricks ont perduré dans le temps. J'ai été témoin de ses quatre decades à la suite sur mon vélo en 1991. Probablement le trick le plus difficile que j'ai jamais vu. On a tous vu des interviews de Chase, mais voici quelques questions que je me posais ainsi que d'autres posées par les membres de Vintagebmx.com.
Glenn
 
Chase, dans l'une des vidéo Dorkin tu méditais sur la question suivante : quel est le but/sens de la vie, de l'univers. Quelques années sont passées depuis, es-tu aujourd'hui plus proche de la réponse ?
L'intro de ma section dans la Dorkin' 4 ½ dit "Goal : find P.U" {Purpose in Universe) (but : trouver le but de l'univers) j'ai peut être déjà raconter cette petite histoire auparavant qui explique pourquoi cela est dit. C'était la première fois que j'avais "réussi" à me défoncer en fumant de l'herbe et rouler. Kevin et moi-même faisions des whiplashes en descendant la colline du lycée (dans la Dorkin').
J'ai fait quelque whiplashes et me suis retournée pour regarder vers le haut de la colline, j'y ai vu un espace boisé. J'ai alors crié a Kevin "quel est le but de l'univers". N'ayant jamais pensé quoi que ce soit dans ce sens auparavant, je crois que je l'ai dit juste parce que je me suis vu comme un petit être insignifiant en comparaison de tout et j'ai juste balancer cette question. C'était à l'époque ou j'étais encore endoctriné par la dogmatique embrumée du catholicisme et en conflit avec moi même. Donc la question n'est pas allée plus loin que ça. Des années plus tard, après que j'eu laisser tomber le catholicisme ; et l'idée de me tenir à quelque croyance religieuse que ce soit comme la vérité ultime de l'existence ; j'ai pu retourner me pencher sur cette question avec un esprit vierge, non affecté par aucun concept prédéterminé.
 
Donc voici la réponse simplifiée et raccourcie de ce que je pense être le but de l'univers : rien et tout.
Je veux dire RIEN dans le sens où puisqu'il n'existe aucune vérité reconnue (c'est-à-dire pourquoi quand, et comment l'existence a commencer ou encore quoi ou quelle force - quel qu'elle soit si il y en a une - est derrière tout ça, et où allons nous lorsque nous mourrons) qui ne peut être déterminé avec un nombre de preuves suffisantes ou d'exactitudes, alors nous n'avons aucun model idéal sur lequel baser le cours de nos vies à partir du moment où la réponse finale désirée est concernée. En ce sens, certains pourraient penser que nous n'avons aucun but et cela pourrait être perçu comme un point de vu sur la vie négatif ou pessimiste, dérivant sans but ; sans raison d'être. Mais c'est précisément grâce à cela que la vraie beauté, dans des possibilités illimitées, se met alors à notre porté. Ceci est la fondation de ma seconde/ première définition de la/ ma/ votre / notre sens ou but dans l'univers qui est... TOUT.
 
Quand as-tu réalisé que tu voulais que le vélo fasse partie de ta vie pour toujours ?
Il n'y a jamais eu un jour ou un moment où c'est devenu clair à mes yeux dans le sens d'une "réalisation" séparée suivit par une "décision consciente ou un devoir" ; c'était juste quelque chose qui était en moi. Laisse moi t'expliquer un peu plus clairement : je n'ai jamais penser une seule fois que tant que je respirerais, je ne voudrait pas au moins continuer a rouler.

Sur quel vélo roule tu aujourd'hui (2006) et quelles pièces as-tu dessus ?
Je roule toujours sur le cadre Gouinothing que Tex (Rob Thayer) a fait pour moi il y a des années.
Je suis dans l'attente d'un cadre perso qui va avoir la même géométrie mais avec quelques améliorations. Je roule une fourche race Odyssey. (Oui, j'utilise encore le FULL FORWARD OFFSET POSITION, seulement un petit nombre de flatlander le font encore), un prototype de mon guidon pro model qui va bientôt sortit chez Odyssey ? J'espère encore faire quelques pièces pro model chez Odyssey. Donc je vais m'arrêtez là quand à décrire le reste de mon vélo en détail. ODI m'aide pour les poignées.
 
Tout le monde a un trick qu'ils font quand ils montent sur leur vélo pour la première fois de la journée. Le mien est de vérifier les freins et la pression des roues pour voir si je vais avoir des problèmes et si je "sens bien" le vélo. Quel est le tien ?
Je pense que je fais ça aussi, par contre si je roule suffisamment (sans les retour à zéro sans fin) alors la mémoire des muscle garde l'empreinte et je peu peut être commencer avec n'importe quel trick peu importe la difficulté. Je le change de temps en temps, à intervalle irrégulier mais en général, peut être quelques rollbacks et Wheelies, et quelques whiplashes parce que ça entraîne une sorte d'équilibre qui me force à m'adapter et à calmer un peu les nerfs. Je n'ai pas à vérifier la pression des pneus parce que j'aurais déjà vérifié qu'ils soient au bon PSI avant de quitter la maison. J'ai remarqué que je ne tolérerais pas 5 PSI de moins.

Apres une journée vraiment difficile sur ton vélo, tu es habituellement près à te relaxer, qu'est ce que tu aimes faire de ce temps de calme ?
Ma vie est devenue assez ennuyeuse et grise depuis quelque temps maintenant. Il semble qu'à l'approche de mauvaises conditions d'anxiété, de tendinites et d'hiver, j'ai plus de mal à maintenir les compétences de bases ces dernières années.
 
Depuis quelques années, j'ai ma propre maison et je suis devenu quelqu'un de plutôt solitaire. Je ne fais rien de plus dont il vaille la peine de parler. Je suis toujours tout seul et ça me va très bien en fait. Je fais de l'exercice, me relaxe avec de la musique, peut être un peu de vin devant la télé à regarder genre south-park, et quelques poèmes par-ci par-là. J'attends l'affranchissement des frontières des US et d'avoir une voiture donc ces deux choses pourraient améliorer un peu ma qualité de vie.
Mais généralement je me sens bien face à ma mission de riding routinière : manger, dormir, rouler, se reposer et recommencer ça semble mondain mais si je roule bien c'est tout ce pourquoi je vis de toute façon. On dirait qu'une chose peut me peser peu importe combien je l'aime où à quel point je dois le faire, mais c'est la variété dans le flat qui est cela pourquoi je me démène. Peut être que ma dépendance et ma passion pour le riding ne semble pas être justifiée par mon manque de talent ces temps-ci mais je pense que c'est à ce niveau là que se trouve ma bataille... continuer d'essayer de faire s'assembler mes possibilités avec la taille de mon éternel flamme et désire de bien faire. Jusque là, j'ai échoué croyez moi.

Les blessures sont un problème majeur dans tous les sports extrêmes. Comment est-ce que tu t'en sors avec ton corps fatigué par ces années de forcing. Et est-ce que cela affecte les tricks que tu tentes à présents ?
Je ne peux pas donner de raisons légitimes à pourquoi je n'essaye plus autant de tricks difficiles ; certaines peuvent être prises pour des excuses à moins que vous ne soyez moi et l'ayez vécu.
 
1984 Mais oui, en ne prenant qu'une partie de ça, les blessures physiques (dans mon cas tendinites au deux bras) me retiennent un peu. Et chaque personne qui a connu une pause dans son riding pour quelque raison que ce soit, mais spécialement pour cause des blessures, va vous répondre la même chose. La peur et l'hésitation créent vos plus grandes peurs, et puis, vos plus grandes peurs deviennent réelles. C'est un cercle vicieux qu'il est difficile de briser. Certains pourraient décrire cela comme un forme d'anxiété vis-à-vis du riding... l'anticipation de faire ce que vous voulez faire sans y arriver. Le corps et le cerveau doivent travailler ensemble et si ce n'est pas le cas, la nervosité de la connaissance peut être un problème en soi, ce qui accentue le problème. J'ai souffert de nombreuses blessures. Mais j'ai aussi été touché par des crises de panique ce que je pensais être presque ma fin. C'est le résultat du problème de l'anxiété combiné aux tendinites. Cela fait maintenant des années que je suis perpétuellement en train d'essayer simplement de raviver mon riding à un niveau respectable. Je suis toujours entrain de tituber avec ça même si mes bras me supportent mieux à présent mais la période de l'anxiété sévère a quelque part subsisté ? Tout cela est déprimant donc il y a ça à gérer aussi. Donc oui, cela affecte quels tricks je tente et quels tricks je peux faire. Mais je n'ai pas encore laissé tomber.
 
1989 En regardant rétrospectivement dans l'histoire du Freestyle jusqu'à nos jours, quelle est ta pièce préférer de tous les temps ?
Les pièces. Sans lesquelles je ne pourrait pas rouler sont le freecoaster et les pneus ACS R.L et bien sur the Gyro and Potts Mod. Je ne peux pas imaginer rouler sans le pneu R.L. En fait je peux et ça me fait peur.

Daniel W de Vintagebmx.com se demandait quelques trucs : Quel est le plus grand trick de flat de tout les temps ?
La question elle-même pourrait être analysée. Qu'est ce qui est entendu par "grand". Est-ce que cela signifie le plus innovant ou le plus utilisé dans le flatland ou encore le plus difficile à rentrer. Rentrer dans tout ça, il semble sans danger de dire que Kevin Jones a inventé presque tout les trick basic utilisés dans le flatland moderne. Il est facile d'être d'accord sur le fait que chacun de ces tricks furent de grands accomplissements qui forment les fondations des tricktionaries de presque tous les flatlanders.
Cela peut être considéré comme un truc énorme en soi car sans ces tricks, qui sait ce que le flatland serait devenu. Tellement d'autre riders sont ensuite venu avec de variations et combinaisons géniales. Je ne pourrais pas nommer un trick ou décrire une variation ou combo qui est LE plus grand de tout les temps. Mais il y a sans aucun doute des riders incroyablement talentueux qui m'éblouissent.
 
Quel a été pour toi le trick ou le style de tricks le plus dure à apprendre ?
En général, j'arrive à choper les tricks assez rapidement, en regardant dans le passé, j'ai toujours essayé d'apprendre autant de tricks de base que possible et de faire autant que possible avec, en essayant de passer un temps raisonnable dessus avant de passer à autre chose. Presque tout ce que j'ai appris était lié à quelque chose que j'avais déjà fait car une chose mène à une autre etc.... grâce à cela, je ne me rappelle pas avoir eu de grande difficulté à sortir un tricks où une variation d'un tricks pour la majeur partie. Cela ne veut pas dire que c'était facile et que c'était du tout cuit pour moi car ce n'était pas le cas. Je ne pense pas que je changerais quoi que ce soit en ce qui concerne le chemin que j'ai pris où les tricks sur lequel j'ai bossé car ça m'a vraiment donné de bonnes bases à partir desquelles j'ai travaillé. De plus une fois que j'ai commencé a partir dans une certaine direction ou des variations de ces directions, ou des combos, je plaçais une touche d'originalité (ou au moins je plaçais un petit truc que je n'avais jamais vu avant) par-dessus. Au lieu de laisser tomber et d'apprendre quelque chose de complètement différent juste parce que c'était populaire. Je suis sur que cette approche peut aussi avoir ses avantages. Mais il y a tellement de trucs à faire avec les bases que j'ai établies que je ne pouvais simplement pas tout faire en même temps (seulement dans mes rêves où je suis bon à ce point). En contre partie j'ai laissé quelques concepts de tricks auxquels je ne me suis toujours pas mit à ce jour, et avec lesquels j'aurais sûrement de sérieux problèmes aujourd'hui.
Donc ma réponse à cette question est que le trick le plus dur à apprendre pour moi est encore devant moi. Cela vient aussi du fait que tout est plus dur aujourd'hui. Même mes vieux trucs. Mais qu'il s'agisse de rentrer certaines de mes variations perso ou encore de prendre le temps d'apprendre des vieux tricks de Kevin Jones juste pour voir si je peu y arriver, je peux dire que mes plus gros challenge sont encore devant moi.
 
Quel est ton Top 5 des meilleurs flatlander de tout les temps ?
C'est encore une question à laquelle il est impossible de répondre définitivement. Le mot "meilleur" pourrait vouloir dire ceux qui font les tricks les plus difficiles ou encore ceux qui je pense possèdent les meilleures qualités dans leur riding, comme les meilleurs qualités en tant que personne. La raison pour laquelle j'ai choisis ces types c'est parce que je pense qu'il n'y a pas un seul concept que l'un d'entre eux soit incapable de sortir. Je suis sûr qu'il y a bien d'autre gars qui pourraient rentrer dans cette définition. Je ne suis pas prêt d'entrer dans cette liste. Ce n'est pas de la fausse modestie, c'est la vérité.
Kevin Jones
Ross Smith
Chad Degroot
Dylan Worsley
 
Un autre post de Vintagebmx.com RM125 à demandé : Maintenant que tu as appris tout ces OPPOSITE SIDED tricks, est-ce que tu les ressent encore comme quelque chose de gênant où est-ce qu'ils te viennent aussi naturellement que tes tricks sur ton coté naturel ?
J'ai fait pas mal de truc en opposite à travers le temps, en grande partie, les basiques. Mais je n'ai pas l'impression de les avoir vraiment appris dans le sens d'être capable de les faire aussi naturellement que mes régulars. Pour certain des tricks vraiment basiques, peut être que oui, après un certain temps, ça me semble normal, mais je ne peux honnêtement pas en dire beaucoup plus que ça sur le sujet. La plupart du temps, je voulais juste voir si je pouvais le faire, et bien sur, ça m'a aidé à linker pas mal de combo qui ne serait jamais arrivés sans cela, mais je n'ai jamais entièrement réussi beaucoup de combo totalement en opposite. Ca me semble encore forcé et étrange et ça me donne l'impression de me fatiguer beaucoup plus vite car j'ai plus de tension en le faisant, quelque part ça craint. J'étais supposé faire beaucoup mieux.
 
Cela amène une question intéressante, je me rappelle te regarder quand tu squeakais avec le même pied que celui de ton peg. Combien de temps cela t'as t-il pris avant d'être "ambidextre" ?
Même si j'ai appris à squeaker et à me déplacer des deux pieds, quelque part, ça ne me semble toujours pas être la même chose sur tout. Je veux dire squeaker et les rolling en ligne droite ne sont pas un problème, mais lors des spinning ou kicking la roue ne se semble jamais être aussi stable et confortable en opposite. Je peux faire les spinning de base mais les counter clockwiese et kicker la roue du pied gauche ce n'est pas génial. Ca m'a pris un peu moins de 2 ans avant d'arriver à me diriger avec le pied droit sur le peg et de squeaker dans tous les mouvement basiques que je pouvais faire à l'époque. Au début mon pied de direction et mon pied d'appuis étaient le gauche. Mon pied droit était celui qui squeakait. J'ai quelque part été handicapé quand le riding en est passé à tous ces trucs d'aujourd'hui.

Beaucoup te considèrent comme l'un des plus grands flatlanders de tous les temps, et en lisant la plupart de tes réponses, il semble que tu n'ais pas une très haute opinion de tes talents de flatlander. Ayant rouler avec toi dans le passé, j'ai trouver que tu étais l'un des riders les plus concentrés et un des plus dédiés au flat que j'ai jamais connu. D'où tiens tu cette concentration qui te pousse à aller toujours de l'avant ? Es-tu simplement né avec ?
Merci beaucoup. Je ne prétend pas que les gens ne pense pas que je suis l'un des meilleur flatlander, mais c'est mon avis sur moi-même qui je crois semble plus exact. Et qui n'est pas influencé par les vidéos ou les rumeurs, ou encore la mode qui se passe en ce moment. Les gens voient des tricks et souvent se basent sur cela pour en tirer des conclusions sur ce que la personne doit être capable de faire. Cela pourrait être vrai si ils voyaient réunit tout ce que le rider peut faire. Ou en fait, ce que le rider peut faire de plus. Quand je dis que je n'ai jamais été aussi bon que ce que j'aurais dû être ou que mes aptitudes me font terriblement défaut ces derniers temps, cela ne veut absolument pas dire que je ne sois pas sincère.
 
J'ai peut-être dis des choses dans le passé qui ont été mal interprétées et de fait entendu comme de la vantardises ou de l'égocentrisme. C'était probablement juste le fait de parler encore pousser par le feu de ce que j'avais fait ou étais entrain de faire. D'un autre coté j'ai aussi une petite théorie sur le manque de confiance en soi et l'ego ainsi que comment ils se connectent. En fait, personne ne peut entièrement avoir confiance en lui, même si c'est ce qu'il dit, il se ment à lui-même, parce que même s'il l'était, il n'y a aucun moyen de garantir que ce sentiment soit justifié et enfin ce qui jette les doutes sur la confiance en soi qu'il le sache ou pas. Donc je pense que notre ego compense pour l'insécurité personnelle et nos insécurités sont nécessaires pour, se protéger des pièges de la confiance que l'on peut avoir en soi. Les deux sont nécessaire pour survivre. Le manque de confiance en soi cause le doute qui force l'ego à essayer d'y faire quelque chose, de pousser encore plus loin. Pour faire court, cela peut aussi expliquer en partie pourquoi nous pouvons simultanément faire des choses qui d'après nous pourraient nous aider et nous engager de manière flagrante dans une attitude destructive
Je me suis un peu laissé emporter et éparpillé. Bref, pour finir avec la première partie de la question sur mon manque d'estime par rapport à mon riding : seul moi pouvait savoir où j'allais avec mon riding et le potentiel que je sentait pouvoir accomplir. Pour beaucoup de raisons, je n'y suis jamais arrivé, voila ce que je dis. D'un autre coté cela pourrait être encore discuté. Car j'ai fait beaucoup plus que ce que j'ai pu imaginer possible. Les deux sont peut être vrais, ou un compromis des deux pourrait être la vérité, ou encore ni l'un ni l'autre. C'était ce que c'était et c'est ce que c'est aujourd'hui. Je n'ai en fait jamais fixé délibérément de plan ou de but ultime, car j'étais trop naïf pour cela. j'ai juste roulé, c'est tout ce que j'ai fait jusqu'à ce jour.

Je pourrait continuer encore et encore sur ce qui aurait pu me rendre meilleur, mais les regrets sont inutiles car les machines à remonter le temps n'existent pas. Je ne crois pas en la théorie qui dit que nous devons croire que nous sommes nul dans le but de devenir meilleur, car si nous étions satisfait alors on ne se pousserait pas à aller plus loin. Je pense honnêtement qu'en roulant et en devenant meilleur et se sentir bien grâce à cela, on est naturellement poussé dans la direction de vouloir devenir encore meilleur parce qu'on continu à apercevoir le niveau supérieur. C'est essentiellement ce qui m'a toujours poussé à aller de l'avant. J'ai fait ça un moment mais j'ai échoué à garder cette façon de penser à cause de problèmes personnels et de moment de retrait.
 
La deuxième partie de la question concernant d'où me vient ma détermination et la concentration etc., je vais la creuser un peut plus si ça ne dérange pas. J'ai toujours été déterminé mais je n'ai jamais eu l'impression d'être concentré. Je me sentais dispersé, distrait et en conflit, ce qui aurait pu m'énerver suffisamment pour être encore moins concentré que ça. J'ai utilisé cette haine pour y arriver. J'ai aussi une théorie assez possible sur pourquoi j'ai été tellement acharné. Avant que vous disiez "ça y est le voila repartit maintenant ça va être la faute des autres qu'il soit un bon rider", écoutez moi.
Ma mère a été élevée dans le catholicisme (mais après j'ai appris le vrai terme Pentecostal Christianity)
Donc sa mère était très sévère en plus d'être une catholique conservatrice. Lorsque je suis né, ma grand mère a raconté à ma mère "la meilleure façon de gérer" un enfant qui pleure dans son berceau. On lui a raconté qu'il ne fallait pas aller me chercher mais en plus de ça, de me mettre une fessé dans le berceau, ce qu'elle fit. Les raisons derrière cela étaient que si elle me prenait dans ces bras, ça me rendrait gâté et la fessé devait renforcer son autorité et punir mon mauvais comportement. Ces idées sont complètement connes, peut importe l'âge de l'enfant, sans parler d'un nourrisson. maintenant nous savons qu'un bébé pleure seulement pour des raisons légitimes, telle que la faim, la couche qui a besoin d'être changée, le manque de sommeil, un malaise, juste les bases nécessaires pour tenir dans ce nouveau lieu effrayant, ou encore les maladies. Les raisons ne peuvent pas passer pour de la "désobéissance" ou encore un moyen de "tester les parents". Cela fait partie et doit faire partie de la connaissance générale, et on penserait quand même que l'instinct maternel prend tout son sens ici. Et même avant que j'apprenne tout ça à l'age de 30 ans, quand ma mère a finalement craqué et a ressentit le besoin de me raconter tout ça (et seulement parce qu'elle avait été a un séminaire qui montrait par hasard les méfaits de ce type d'éducation) j'avais déjà compris que n'importe quelle croyance religieuse peut faire pression sur les traits humain naturels jusqu'à les effacer complètement, comme par exemple le bon sens. Dans ce cas, les ordres religieux sont passés par-dessus les instincts nourriciers dont j'aurais du bénéficier par ma mère. Les croyances sont dangereuses dans tellement de sens car cela demande d'avoir un panel de règles ou de réponses, qui couvrent la totalité des problèmes auxquels nous devons faire face... donc comment peuvent ils être adéquats ?
Les croyances sont une façon facile de ne pas avoir à penser par soi même et d'affronter les problèmes. Elles arrêtent le mode des pensées libres et restent figées sur une seule façon de voir les choses. Cela nous a seulement fait du mal, et a ralentit la progression de notre conscience de nous même, ainsi que la communication. Au point d'apprendre comment vraiment s'entendre ? Vous savez que je pourrais vraiment rentrer la dedans.

Mais revenons à notre sujet premier. Donc de donner sens à cela. Une mère décide de tomber enceinte, prend soin de l'enfant pendant la grossesse, prépare la maison et toutes les choses essentielles, mais quand le bébé arrive, son idée est de l'accueillir et de l'ignorer et de lui mettre des coups. J'ai déjà parlé auparavant de comment les croyances causent les bagarres intérieures chez les gens qui ne sont jamais sans penchant, alors que nous ne pensons tous à des choses encore pires telles que les guerre religieuses etc. Les batailles doivent bien commencer quelque part et cela en l'individu. Et les batailles se portent à différents niveaux qui sont tous liés à un seul problème remarquable dans le monde. Mais personne ne sait comment évaluer les conflits dans lesquels ils se trouvent car cela fait partie de la croyance de ne pas questionner le sujet. Ayant dit cela, sommes nous à la masse ou seulement à plaindre ? Probablement les deux. Cela veut dire que nous ne pouvons pas dessiner la ligne à partir de laquelle on commence le lavage de cerveau, car une fois que cela est en place c'est une force portante. Alors comment pouvons nous être responsable pour les pensées formatées et l'attitude qui n'était pas notre choix d'être gavé à la base ? Il y a un moment, où une opportunité sur le chemin qui permet de découvrir que nous avons été malmenés, mais nous ne savons même pas comment arriver à le remarquer. Cela m'amène un dilemme impossible, que répondre à la confession de ma mère à ce sujet. Dois je lui dire que je lui pardonne car elle ne connaissait rien d'autre de mieux ? Et si je dis cela, quelque part, j'excuse aussi n'importe quel acte de n'importe qui, fait sous une influence dogmatique car il n'avait plus le contrôle. On ne peut répondre à cela car la philosophie existentielle met clairement en relief la responsabilité personnelle.
Bref, avec tout ce nœud non défait, je vais commencer à expliquer comment tout cela a pu me toucher. Est-ce que c'est si dur que ça de déduire qu'un lien initial n'a pas été établi en entrant dans ce monde et qu'il peut y avoir ici un problème de détachement ? Est ce cela n'a aucune signification que je ne puisse pas me rappeler de la période en question il y a plus de 33 ans. Mais quoi qu'il arrive, il y a des EXPERIENCES qui ce sont produites et qui peut nier que toute nos expériences d'une sorte ou d'une autre sont la majeur contribution à construire qui nous devenons ? Je ne me suis jamais sentit proche de qui que ça soit, je me sentais distant. Si je me sentais distant, je peux me ruer sur différente manière de compenser. Si je me sens distant de la même personne que celle qui m'a fait croire que j'étais un "pécheur" cela peut seulement augmenter le sentiment d'inutilité. Comment puis-je alors essayer de rattraper tout ça ? Possiblement en me jetant à corps perdu dans quelque chose où je serais celui en charge de me punir ou de me récompenser. Est-ce que ça pourrait être cela qui a pris le dessus sur moi ? Est ce que ça pourrait être quelque chose supposer être "fun" qui est devenu pour moi une échappatoire nécessaire et signifiait la vie et la mort en permanence pour moi ? Ou est ce que je courrais juste dans une direction qui aurait du me diriger a me recroqueviller sur moi-même, vers le centre de toute les raisons d'être en vie, ce qu'était m'exprimer. Attendez... pour exprimer les tumultes des raisons mentionnées plus haut, de m'échapper du fait de sentir aucune connections avec qui que ce soit ? Ça ne peut être le cas, si ? Quelque chose que j'appellerais ma propre cause de manquement ? Et si cela est vrai alors comment puis-je avoir aucun mérite pour ma "détermination" alors que je n'ai fait qu'exposer quelque théorie pour expliquer les raisons de celle-ci. Oui j'y ajoute beaucoup d'effort, mais quel sont les forces mentales/ émotionnelles des problèmes qui sont derrière ces efforts ? Qui les nourrissent ? Est ce que je suis seulement un gamin complètement stupide et perdu avec une obsession maladive de rouler ce qui est au delà de mon contrôle, ou un brillant artiste prémédité qui s'est fait tout seul ? La vérité "dort" quelque part dans le gris.
http://www.cerebromente.org.br/n13/experiment/affective/rhesus.html
 
Quel est ton tricks préféré aujourd'hui ?
Je ne sais pas vraiment si j'ai un tricks préféré ou si j'en ai jamais eu un. Les types de tricks que j'ai fait et les façons dont je les ai fait étaient en lien avec ce qu'il se passait en moi. Vous pouvez peut être ressentir un certain désespoir quand vous me voyez rouler. Donc je ne pense pas qu'il y a des tricks que je préfère mais plus des tricks que j'ai choisis dans le but de survivre. Les tricks étaient vraiment symboliques (ou simplement une manifestation externe utilisant le vélo) de comment je me sentais.

Si tu avais le choix, roulerais tu seul ou avec quelqu'un d'autre ? Et si tu voulais rouler avec quelqu'un d'autre qui serait cette personne ?
Ca fait maintenant des années que je roule seul la plupart du temps, et même sans musique. Parfois je pense que rouler avec quelqu'un d'autre serait sympa et pourrait même me pousser un peu, mais il n'y a que très peu de chance que ça arrive maintenant. Je choisirai probablement des gens avec qui j'ai une histoire dans le riding et de bons souvenirs de la progression que ça a entraîné. Kevin Jones, Brandon Fenton, Scott Powell. Même si je n'ai roulé que de rare fois avec Bo Wade, pour certaines raisons, je pense que ça ne me dérangerait pas de rouler avec lui. En général je ne suis pas bien donc je vis dans des endroits bizarres et je ne me sens jamais vraiment à l'aise

Quel est ton meilleur souvenir dans le flatland ?
Le temps que j'ai passé à York avec Kevin. Mon séjour à Chatenga - Cleveland avec Scott et Dave Schaffer. Rouler avec Brandon. Et mon voyage au Japon, c'était juste une expérience incroyable où je faisais des show solo et je m'entraînais quelque part, je progressais aussi. Tous ces souvenirs sont à la hauteur de ceux que je chercherais jusqu'à la fin de ma vie

A la différence de quand tu as commencer à rouler, le flat est bel est bien international aujourd'hui. Comment vois-tu le flat dans le futur ?
Oui, le flat s'est étendu partout dans le monde à présent. Je ne peux pas dire que je suis sûr que le flat sera comme ci ou comme ça dans le futur mais à part ça je peux dire que je suis sûr qu'il va y avoir de plus en plus de riders et de plus en plus de grands riders et bien sur les tricks vont devenir de plus en plus fous. En ce qui concerne sa popularité aux yeux du public ou l'argent que touche les riders, je n'en sais rien. Il semble que s'il est nécessaire de forcer les choses pour faire de l'argent alors c'est que cela n'était pas destiné à en faire, du moins dans cette société rétrograde. Ce que je veux dire c'est que le flat n'apparaît pas comme quelque chose qui va devenir un sport traditionnel naturellement, mais je peux me tromper. Il semble que le concept de base de tous les sports traditionnels soit très simple et direct, signifiant que tout le monde peut accéder à la version la plus facile de ce sport et donc s'identifier aux stars de celui-ci et quelque part souhaiter être comme eux. Le flat c'est juste un vélo que presque tout le monde peut rider, donc on pourrait penser qu'il soit réaliste que la même chose puisse arriver. Mais le flat demande tellement de patience d'entraînement et de persistance pour devenir relativement bon que la plupart des gens ne se casseraient pas la tête. De plus nous vivons dans un monde motivé par l'argent et si les gens ne voient pas que les autres vivent la grande vie en le faisant, alors cela peut les faire éviter le flat inconsciemment. Que sommes nous supposer faire en tant que riders ? Rester sur notre chemin de progression et en même temps essayer de le rendre plus populaire et désormais mettre l'argent dans nos poches pour financer notre mission qui consiste à juste vouloir rouler ? Cela ne serait il pas motivé par l'argent ? Où y a-t-il une sorte de juste milieu ? Certain disent que les gros contests sont la manière d'y arriver. Cela met l'accent sur l'aspect compétitif ce qui convint les gens à penser que c'est tout le propos du flat... mais ce n'est pas le cas. Vous voulez voir les gens se mettre à rouler pour des raisons pures telles que l'amour du sport ? Malheureusement nous vivons dans un monde ou les gens font souvent des choses pour "sortir du lot" et ce qu'ils font est la seule excuse pour y arriver. Ca amène à dire qu'en fait les gens veulent être désiré, envier et admiré car les messages qui nous bombardent suggèrent que cela est désirable. Donc comment pouvons nous nous attendre a ce que des p***in d'enc*** se mettent au flat ? Qu'est ce que ça veut dire de toute façon ? Ce n'est certainement pas le genre de personne qui sortent de leur chemin pour balancer qu'ils sont de véritables en***es ? Quelque chose ne va vraiment pas là. Bref la seule chose que je puisse dire c'est "get rich or die trying" (devenez riche ou mourrez en essayant).

Il y a des années, tu étais très stressé quand tu roulais. Tu voulais toujours rentrer tes tricks sans une faute. T'es tu un peu calmé avec l'âge ou est ce que tu as toujours cette détermination d'acharné pour rentrer tes tricks tout le temps ?
En fait j'obtenais des résultats régulièrement à l'époque et j'étais toujours super tendu et énervé. Donc la seule chose dont je pouvais me plaindre était de rater un trick ou ne pas le faire parfaitement. Tout ça était dû au fait que j'étais encore et entrain de sortir de ma "crise d'dolescence". Ce qui est différent aujourd'hui c'est que j'ai été forcé de vivre avec ce que les choses sont devenues et de les accepter à un certain degré. Et je n'ai peut être même plus la force de m'énerver à ce point la. Avec bien sur les exceptions occasionnelles, généralement, on ne voit pas de signes extérieurs autant qu'avant, c'est plus des sentiments intérieurs de frustration et de désespoir et de perte de qualité en practice qui sont inexplicables. Maintenant je peux consciemment m'apercevoir de ce que rouler signifie pour moi ce qui veut dire aussi que je me rends compte de la tristesse de ne pas avoir atteint le niveau pour lequel j'étais en route. Mais comme je l'ai déjà dit, peut être ne suis-je qu'un gamin débile qui a continué d'essayer quoi qu'il arrive. Je périrais sans rouler, mais si les choses s'étaient passées à ma façon, rouler au niveau dont j'ai besoin prendrait tout ce que j'ai dans le but d'y arriver... me laissant sans rien qui est ce que j'étais et ce que j'avais au départ de toute façon. Ca prend presque un sens...

Un truc pour rester motivé à rouler ?
Il n'y a rien que je puisse dire à qui que ce soit qui puisse les convaincre de persister, ou une affirmation qui va les faire se bouger le cul. En parlant juste pour moi, le riding est une nécessité, donc je ne pense pas que la motivation est un problème questionnable pour moi. Par contre, je ne dis pas qu'il est facile de continuer et de fournir des efforts constants sur le vélo. Parfois je ne peux même pas essayer ou je dois même abandonner et rentrer à cause d'un accablement émotionnel total et une pure dépression qui bien sur m'épuise complètement physiquement mais je ne pense pas que ce soit un problème de motivation étant donné que comme je l'ai dit, le DESIRE et le BESOIN sont toujours là, ce qui fourni l'obsession de le faire. Si vous avez des problèmes à devenir et rester motivé, alors c'est peu être que vous n'avez pas suffisamment faim. Je suis toujours affamé. Il y a une chose que je peu dire qui peu avoir de la valeur. Il y a un poster dans la salle de kiné ou je vais, il dit "vous voulez vous sentir mieux pour pouvoir faire des choses, mais commencez par faire des choses pour vous sentir mieux'. Transposer ça au problème de la motivation qui appartient au riding, je voudrais dire (et je l'ai moi-même expérimenté) que rouler génère encore plus de riding. Quand vous roulez, vous allez apprendre quelque chose, et ce quelque chose que vous apprenez va vous poussez a vouloir en apprendre plus (ça devrait de toute façon si le bmx est une partie de qui vous êtes vraiment). Donc ma seule suggestion ne donne pas de conseil sur comment monter sur votre vélo mais elle nous rappelle juste que quand nous nous entraînons, nous retombons amoureux du flat encore et encore. Vous devez continuez a prendre cette drogue pour rester accro.

Chase, merci de nous avoir ouvert ton esprit et ton âme dans cet interview, c'est toujours intéressant de connaître tes pensées et aspirations sur le flat. As-tu un dernier mot ?
Ok Glenn, pas de problèmes. Merci pour l'opportunité de m'exprimer.
Même si il n'y a aucune preuve que qui que ce soit ai une "âme" à ouvrir. Ce que les gens appellent l'âme je préfère l'appeler ESSENCE. Ceci sera mon dernier commentaire pour l'interview : puisque la seule chose qui nous soit familière est l'existence que nous sommes entrain de vivre (la seule chose tangible de toute façon) nous avons peur de sa fin, donc nous avons inventé ces histoires pour dire comment cela ne s'arrête pas vraiment mais continue sous une autre forme d'existence... nommée... l'au-delà. Nous savons que le corps meurt, personne ne peut remettre ça en question. Premièrement, personne ne sait ce que cette 'âme' est réellement, sans parler de comment elle voyage dans une autre existence quelconque que personne n'a jamais vu. Dans le but de rendre cela plausible, il y aurait eu des propositions qui semblaient être au moins raisonnable et que les humains puissent même conceptualiser, mais vous ne pourriez toujours pas regarder cela se produire. Mais je pense que les gens ne s'inquiètent pas de ces 'détails mineur' et gobe cette histoire.
Un argument du pourquoi 'l'âme doit aller quelque part' est qu'une fois qu'on a existé, on ne peut pas entièrement cesser d'exister. Cela viendrait peut être de la philosophie : "L'ESSENCE PRECEDE L'EXISTENCE" ce qui veut dire que l'essence ou l'âme' de l'individu éxiste avant que le corps devienne et qu'ensuite, ils se rejoignent. La théorie opposée est L'EXISTENCE PRECEDE L'ESSENCE' ici, le corps doit naître avant de devenir dans le but que l'essence peut y vivre à l'intérieur.
Dans cette théorie, il peut être dit (j'utilise ici mes propre mots) que vous avez besoin d'un cerveau et des sens pour expérimenter les choses et développer l'essence de qui vous êtes. Ils disent l'âme', mais je l'appelle essence et le dit en le sens de la racine biologique du mot. Dans la perte de la définition large de 'l'existence précède l'essence' il semblerait qu'une fois que l'organe du cerveau et des sens qui rendre possible l'accumulation d'expérience qui résulte de l'essence de la personne a péri, et qu'il n'y a plus d'essence. Je ne suis pas vraiment convaincu par cette théorie pas plus que par aucune autre puisque ma philosophie est appelée " conclusion, confusion, solution " (ce qui pourrait être aussi appeler " la façon de s'en sortir à bon compte " par ceux qui pensent que je vis en marge de la seule et unique vérité) ce qui permet une ouverture vulnérable. Je n'ai pas besoin d'être convaincu par aucun systeme de croyance vide compensateur dans le but de trouver un sens à ma vie. Vous voyez le truc c'est que je vais admettre qu'il y a possiblement une vie après la mort (ou même une âme le cas échéant), alors que beaucoup nient la possibilité qu'il n'y ait rien. Mais l'affirmation rigide des croyances a été notre perte. Donc voici ce que j'ai à dire à ça : Tout reste interrogeable... pour connaître ce 'pour sur doit être' la vie est la plus grande leçon.

Block the pain that makes you grow (arrête la douleur qui te fait grandir)
Cause the hurt that makes you shrink (cause la blessure qui te fait rétrécir)
Keep this up and stay safe on the brink (garde cela et reste sauf sur le bord)

Interview, terminée le 31/03/2006

Merci à Stéphanie pour la traduction.
 
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