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Baptiste Blanc
Ski 18/04/2002 Baptiste Blanc
Maintenant qu’il vient de terminer ses études, il est décidé à s’investir à 200 % dans le ski. Baptiste Blanc, l’intellectuel du freeride.

Nom : Baptiste Blanc
Age : 24 ans
Home : Bourg-Saint-Maurice
Profession : freerider
Sponsors : K2, Siemens, Cébé, Peak Performance
Agoride : A la différence de certains, tu n'as pas voulu sacrifier tes études au profit du ski...
Baptiste Blanc : C'est vrai. Pendant longtemps, je n'ai pas voulu tout consacrer au ski. C'est pour cela que je suis resté à l'école assez tardivement, et je ne regrette pas du tout.

A : Quels types d'études ?
BB : D.E.S.S. du sport, d'économie et des loisirs.

A : Whaow. Et maintenant ?
BB : Maintenant que j'ai fini mes études, j'ai bien l'intention de m'investir à fond dans le ski. Skier au mieux pour mes sponsors et voyager.

A : Pourquoi ce choix des longues études en ayant des opportunités dans le milieu du ski professionnel ?
BB : J'avais commencé un cursus et je trouvais dommage de tout arrêter. De plus, je trouvais risqué de tout investir dans le ski professionnel. Et puis je n'avais pas envie de me retrouver uniquement, et tout le temps, dans le milieu du ski. J'avais envie de voir d'autres choses, et de rencontrer d'autres gens qui n'ont rien à voir avec le ski. C'est un tout petit milieu, très sympa, mais ça reste assez pauvre si on ne va jamais voir ailleurs.
 
A : Qu'est-ce que tu penses des compétitions de freeride ?
BB : C'est un vrai dilemme. C'est vrai, c'est un peu paradoxal d'organiser une compétition de « liberté », mais la compétition reste un bon moyen de décrocher des sponsors et de se faire sa place dans le milieu. Tout le système est un peu basé là-dessus. Ce que j'apprécie dans ce genre d'épreuve, c'est de repérer une pente, choisir un itinéraire, et essayer de s'y tenir. C'est quelque chose qu'on fait rarement d'habitude et je trouve les contests intéressants en cela.

A : Un combat avec soi-même, en somme.
BB : Oui. Comparativement avec le ski alpin où là, on se bat contre les autres ou contre un chrono, ici, on se bat effectivement plus contre soi-même.

A : Tu t'es établi un plan de carrière ?
BB : Disons que je ne me fais pas trop de souci, et ce, de part mon diplôme. En fait, je ne me pose pas trop de questions. Tant que tout va bien avec mes sponsors, que tout est cool Pour le reste, on verra plus tard.
 
A : Comment te vois-tu dans dix ans ?
BB : Mal de partout, les genoux en vrac, le dos aussi, cloué au lit. Non, je ne sais pas. On ne peut pas dire que je vis au jour le jour, mais je prends les choses comme elles arrivent.

A : Penses-tu être un jour blasé du ski ?
BB : Ca dépend des conditions. Si on continue à avoir des hivers de merde, l'envie de rider diminue. En fait, on est vraiment dépendants des éléments naturels. Quand la neige est bonne, on se fait plaisir. Mais quand elle est mauvaise
 
photo : Mark Shapiro A : Un mot de sécurité, peut-être ?
BB : D'abord, c'est dommage que l'équipement coûte aussi cher. De plus, avec les skis paraboliques, ultra-larges ou le snowboard, le freeride est beaucoup plus accessible. Les gens qui débarquent, qui ne viennent qu'une semaine ou deux par an, ne connaissent pas la montagne. C'est là que c'est dangereux. En surf, c'est différent. Si tu vois une vague, que tu l'estimes trop grosse, tu te rends tout de suite compte que tu n'as pas le niveau. En montagne, tout est beau, tout est blanc Si tu ne connais pas, tu ne prends pas conscience des risques. Même bien équipé, c'est rapidement la boucherie.


Photos : Mark Shapiro
 
photo : Mark Shapiro
 
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