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Hugo Harrisson
Ski 04/12/2003 Hugo Harrisson
Après trois titres consécutifs de champion du World Tour, Hugo Harrisson décide de s'éloigner progressivement de la compétition, pour se consacrer un peu plus aux vidéos. Et ce n'est pas les filmers qui vont s'en plaindre.






Prénom : Hugo
Nom : Harrisson
Age : 26
From : Canada-Québec
Live : Whistler
Spécialité : freeride
Sponsors : Rossignol, Oakley
3 titres de champion de Monde : 2000, 2001 et 2002. (IFSA World Tour)
Agoride : Parle-nous de tes débuts en ski.
Hugo Harrisson : J'ai commence le ski à l'âge de trois ans. Au début, c'est ma mère qui m'emmenait en station, puis rapidement, dès l'âge de cinq ans, j'ai commencé à participer à des compétitions. J'ai suivi le circuit jusqu'à 17 ans.

A : Tu es freerider, pourtant les montagnes québécoises ne sont pas forcément réputées...
HH : Tout à fait. Pour les Québécois, ça reste difficile de skier des grosses montagnes, pour la bonne et simple raison qu'on n'en a pas. Le seul spot intéressant du Québec, c'est la Gaspésie, mais malheureusement, il n'y aucune remontée. Tout se fait en randonnée. Une heure et demi d'accès pour le moindre run, c'est tuff comme on dit chez nous ! C'est pour ça que tout le monde déménage au BC.
 
A : Et toi, tu rides où maintenant ?
HH : A Whistler ! J'ai déménagé dans l'ouest canadien il y a un certain nombre d'années. Depuis ce temps, je ne fais que du freeride !

A : Et tu t'y plais ?
HH : Plus que ça ! Whistler, c'est LE spot. On dispose d'un relief très varié, il y a plein de poudreuse, les remontées sont rapides... résultat : tu te gaves !

A : Quelle serait ta définition du freeride ?
HH : Pour moi, faire du freeride, c'est tout simplement s'amuser dans la montagne, et utiliser le relief naturel d'une manière la plus originale possible !
 
A : Quelles qualités nécessaires pour être un bon freerider ?
HH : La patience ! Quand tu repères une montagne à exploiter, c'est souvent long pour y accéder. Aussi, quand tu repères une ligne difficile, il faut être conscient des dangers et toujours agir de manière réfléchie.

A : Et si tu n'avais pas fait de ski ?
HH : Quand j'étais jeune, j'ai eu un choix à faire : c'est soit le hockey, soit le ski. Donc, si je n'avais pas choisi le ski, je serais sûrement hockeyeur aujourd'hui. Mais dans tous les cas, je ne serais pas dans un bureau. J'ai toujours été très sportif, je ne peux donc pas m'imaginer dans un autre domaine.
 
chaaaaaar-gez !
 
A : Le hockey est un sport très important au Canada...
HH : Oui, c'est le sport national. J'ai un de mes oncles qui a joué en ligue nationale, donc dans ma famille, ça aurait un peu été la suite logique pour moi.

A : Tu n'as jamais regretté d'avoir choisi le ski ?
HH : Regretté ? Franchement, non. Pas une fois je ne me suis posé la question.
 
A : Tu as ridé un peu partout dans le Monde. Penses-tu qu'il y ai une manière différente de rider, entre l'Europe et l'Amérique du Nord ?
HH : C'est clair, les deux continents ont deux styles bien distincts. Les français par exemple, sont habitués à rider de plus grosses montagnes, et donc à tourner plus. Tandis que pour nous, nos montagnes sont tellement petites qu'on a l'habitude de charger de haut en bas, ou de faire de grosses courbes. Je dirais que c'est la différence majeure qu'on peut observer sur les contests internationaux.

A : Quels sont tes projets ?
HH : Continuer à skier le plus longtemps possible et me gaver comme je le fais aujourd'hui.



Photos : Ulrich Grill / Red Bull Snowthrill of Alaska
 
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