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Age : 20 ans
Home : La Plagne 1800
Sponsors : Salomon, Sun Valley, Scott, Sober, La Plagne, Reush.
Ski : Teneighty Cusson 177 et Pocket Rocket 185
Si vous demandez à ses potes de le définir, ils vous répondront sans hésitation qu'il aime profiter des plaisirs de la vie. Si vous demandez aux photographes de le définir, ils répliqueront que c'est un fonceur, un gars du genre obstiné, capable de faire des « photos shoots » jusqu'à 2h du mat' s'il le faut... Nous aussi, on avait envie de se faire une idée de Mr Julien Lopez... Entretien.
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Agoride : Depuis quand fais-tu du ski ? Julien Lopez : J'aurai 21 ans le 19 mai, ça fera donc 20 ans que je skie... Non, c'est vrai, mes parents m'ont mis sur des skis avant même de savoir marcher. Ma mère bourrait des petites chaussures de papier et de coton, me posait sur des planches et me tenait avec ses deux petits doigts... C'est comme ça que j'ai eu mes premières sensations de glisse. Enfin, c'est ce qu'on m'a toujours raconté.
A. : Et depuis combien de temps es-tu sponso ? J.L. : Alors ça, c'est vraiment une question de merde... (rires) Non, franchement, depuis environ 6 ou 7 ans, je ne sais plus... En tout cas j'ai toujours été fidèle à Salomon. Mais à l'époque, je faisais encore des bosses... C'est un peu l'ancêtre du freestyle.
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A : Tu as un objectif bien précis ? J.L : Prendre de plus et plus de plaisir, profiter de cette chance que j'ai de faire ce que j'aime vraiment. J'ai bien envie de m'orienter vers le freeride aussi. Enfin, combiner les deux. Les sensations sont complètement différentes. Les filles ne vont pas être contentes, mais c'est un peu comme un orgasme... (rires)
A : Qu'est-ce qui t'as le plus marqué dans ta « carrière » ? J.L : C'était en Australie, à Mt Buller. Lors d'une course de bosses à l'époque. La course se terminait par deux grosses bosses, avec une excellente réception ; de quoi bien te chauffer ! J'étais parti pour faire deux 720°. Et sur le deuxième saut, j'y suis allé trop fort, j'ai trop tourné. Résultat, j'ai atterri de travers : commotion cérébrale et tout ce qui s'en suit. Le trou noir, je ne savais plus qui j'étais, je disais que j'étais australien... enfin bref, le délire complet, quoi. Ça fait drôle, mais ça ne m'a pas vraiment calmé...
A: Du coup, tu te protèges un peu plus ? J.L: Oui, j'essaie. Je travaille avec Sober. On va développer une dorsale qui descend jusqu'au trou de balle, un gilet genre « marcel », avec des protections pour les côtes et la clavicule. On travaille aussi sur un short avec une protec. pour les couilles. Ça paraît con comme cela, mais c'est trop important. Il y a des accidents plus souvent qu'on ne le croît.
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A : Ski mis à part, tu as d'autres hobbies ? J.L : Je kiffe vraiment Internet... j'ai d'ailleurs un site perso. www.julienlopez.fr.fm Une grosse concurrence pour Agoride. Alors, attention à vous les « ptits gars ». Sinon je kiffe tous les sports... sauf les sports d'endurance de merde. Je déteste le ski de fond. Et la course à pied! Qu'est-ce que ça a pu me faire chier à l'école de courir autour d'un stade !
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A: Tu as quelque chose à dire aux snowboarders ? J.L : Je voudrais les remercier pour l'inspiration. Et surtout pour tout le travail de fond. Je parle par rapport au freestyle. Son image a bien évolué. C'est bien vu maintenant : c'est normal de se lâcher sur un rail, par exemple. Mais au début, ils se sont grave fait trasher. Les snowboarders ont énormément été critiqués. C'est pour cela que je tenais à les remercier. Donc MERCI, voilà c'est fait.
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A: Un coup de gueule à passer ? J.L : On ne fait pas un sport de star. Bon d'accord, ça fait partie du jeu, mais faut arrêter de se la péter. Ça m'énerve les Miss et Mister « J'ai La Grosse Tête ». Faut pas exagérer. Je ne veux pas citer de nom, mais profitez bordel de merde... faites-vous plaisir avant tout.
A: Un dernier message ? J.L : Tu cherches vraiment à ce que je dise des conneries, OK ! Et bah... Vive la Tarentaise libre !
Texte : Dams Photos : Manu Mole, Fred Chapolat, Seb Leon et Didier Givoie
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