Retour home     
   
  
      
Retour home        
Retour home        
   
Forums Blogs Videos  
         
  News Agenda Contest Focus Interview Matos Tricks Spots Galerie Vidéos Links Météo   
Surf Skate BMX Snow Ski

21/09/2006Photographe snowboard: Fabien Lamborot
Agoride > Snow > Focus
 21/09/2006 Photographe snowboard: Fabien Lamborot

La photo de snowboard pour allier un taf et un mode de vie au grand air, toujours entre deux trips, c'est le choix de Fabien. Ouvrez l'œil cet hiver, vous l'apercevrez peut-être un numérique à la main en train de shooter ses potes.
 
Fabien Lamborot Nom : FABIEN LAMBOROT

Age : 33 ANS

Adresse : BRIDES LES BAINS / SAVOIE

Contact : 06 84 51 70 17

fabak@free.fr
 
Jan Lefaucheur, Auron Agoride: Qu'est-ce qui t'a donné envie d'exercer ce métier ?
Fabien Lamborot: Il y a dix ans, je voulais changer des saisons. J'ai eu envie de trouver un boulot sympa à vivre, où l'on passe son temps au grand air à rencontrer des gens merveilleux et voir des choses fabuleuses. J'ai eu envie de trouver un taf que je pourrais transporter partout avec moi. J'aimais bien la photo et vivais en montagne pour le snowboard. En feuilletant un mag, je me suis dis que ça me plairait bien comme vie. J'ai été pris pour un CAP Photo d'un an sur Lyon, studio, reportage, labo, dessin et alternance avec l'hebdomadaire Lyon Capitale. Après quatre ans de piges dans divers journaux lyonnais, la neige et le snowboard me manquaient. Il était temps de me lancer dans le milieu. J'ai enchaîné les contests où je rêvais d'aller, les spots que je rêvais de rider et les sessions que je rêvais de shooter. Depuis six ans ma vie se déroule ainsi et je ferais tout pour que ça continue encore et encore.
 
Franck Moissonnier, Arêches Thomas Gerin, les Crosets
 
Agoride: Selon toi, qu'est-ce qui est important pour faire un bon photographe?
Fabien Lamborot: Il y a d'abord le côté technique. Il faut apprendre à fabriquer une image, savoir exposer correctement, savoir construire son cadrage, se servir de la bonne focale et de la bonne ouverture en fonction du sujet et du résultat que l'on veut obtenir. Une fois que tout ceci est maîtrisé, on peut jouer avec tous ces paramètres pour sortir des sentiers battus, chercher l'originalité, le jamais vu en utilisant son œil et ses sensations.
 
Sam Zartarian et Gary Zebrowski en Nouvelle-zélande Gary Zebrowski en Nouvelle-Zélande Ensuite il y a le côté reporter. On n'est pas dans un studio à shooter des natures mortes, il faut être ouvert, curieux et aimer bouger. S'intéresser aux autres, à son environnement, est essentiel, sinon on ne fait que passer et rester à la surface des choses. On ne pourra pas rencontrer le détail qui fera la bonne photo. On ne peut pas se contenter d'appuyer sur le déclencheur, il faut fouiller dans son cadrage, rentrer dans le sujet et en faire ressortir la vision que l'on en a eue. C'est uniquement comme cela que l'on réalisera un cliché qui sortira de l'ordinaire.
Enfin il y a l'editing ou comment gérer son stock d'images et ses ventes. Là, c'est chacun pour soi et démerde-toi. Mieux vaut être bien organisé et ne pas avoir peur de rester des heures devant son écran d'ordi ou sa table lumineuse à se demander quel est le meilleur cadrage. Le principal restant tout de même de se faire un bon carnet d'adresses pour s'assurer de bonnes parutions, parce que l'on ne fait pas tout ça pour des prunes !
 
Agoride: Quel est le rider avec lequel tu préfères travailler ?
Fabien Lamborot: Je bosse et voyage pas mal avec le team France Rossignol : Jérôme Berlioz, Lucas Benachio, Fabien Noseda, Cécile Alzina ou Tom Tom Gérin. Avant il y avait Nico Bache et Jé Bonnemaison avec qui on a pas mal tripé en Europe. Il y a également le team Nitro de Valérie Bourdier, JJ Roux, Thomas Sarrameda, Aymerick Tonin, Sylvain Raynal ou Alluan Ricciardi.
C'est cool de bosser avec les teams, les riders sont motivés, les sessions sont bien organisées et il y a toujours une pire ambiance parce que tout le monde se connaît bien. C'est pas toujours évident, parfois il y a trop de monde, chacun veut partir dans son coin rider ce qu'il a repéré, mais on arrive toujours à s'organiser pour que tout le monde soit content.
 
Ludo Strohl, Méribel Fred Serin, Courchevel Sinon j'aime bien les sessions backcountry avec Francky Moissonnier, on part à deux ou trois, on ride un peu freeride, on shoote des spots naturels et on finit toujours par shaper un gros kicker. Je préfère cette ambiance plus montagne et nature, avec une touche de freestyle pour le plaisir du trick, à la routine des snowparks et du freestyle de base.
Dans le même délire il y aurait aussi les gapençais, Bruno Rivoire, Brynild Vuilin ou Gaby Bessy, les briançonnais Sam Zartarian, Julien Bourguignon et Gary Zebrowski.
Sans parler des niçois Mathieu Siboni, Kafi, les frères Lefaucheur et le clan MPConcept, qui sont plus des obsédés des snowparks mais avec qui je m'éclate vraiment bien.
Il y a également les freeriders purs et durs, les Ludo Strohl, Fred Serin ou Fred Moras avec lesquels je réalise des sujets stations les jours de powpow. On claque des gros rollers, on se fait plaisir à démonter des wind lips et à ouvrir des beaux couloirs bien pentu. Les photos sont souvent intemporelles et peuvent se vendre plusieurs années de suite. Ça tombe bien parce que ce n'est pas toujours évident de caler une bonne journée freeride, il faut que toutes les conditions soient réunies, soleil et ciel bleu, 50cm de neige fraîche et vierge de traces et surtout trouver de bons angles. Si l'on regarde bien il n'y aura pas plus d'une dizaine de journées comme cela par saison. Alors pour que tout le monde soit dispo ces jours là ...
Enfin je n'oublie pas mes potes de ride méribelois, Yann, Did, Fred Switch, Fab Laratte et Julien avec qui je shoote peu c'est vrai, mais avec qui je ride à fond et me marre grave.
 
Julien Bourguignon, Briançon Agoride: Ton meilleur souvenir de photographe ?
Fabien Lamborot: J'ai de très bons souvenirs de la Battle à Falun en Suède, le contest de Jacob Soderquist.
Le concept est excellent, plusieurs équipes des différents continents s'affrontent dans un park de fou shapé pour l'occasion. Il y a eu des sessions et des photos shoot mémorables avec des couchers de soleil qui duraient une heure et demie. Je n'ai jamais revu de telles lumières depuis. Sans parler de l'ambiance. On logeait tous dans une ancienne prison reconvertie en auberge de jeunesse. Il y avait tout pour se marrer alcool, platines et petites suèdoises pour passer des nuits de folies.
 
Fred Serin, Méribel Sinon j'aime bien mêler voyage et snowtrip, on part faire du snowboard mais aussi découvrir un pays, une culture, rencontrer des gens. Je suis allé en Suisse, Allemagne, Autriche, Italie, Espagne, au Liban, aux USA, au Chili mais le voyage qui m'a le plus marqué restera la Nouvelle Zélande. C'est le pays idéal pour voyager. La nature y est restée intacte et on trouve toutes sortes de paysages. On passe d'une forêt tropicale à un glacier en une heure, il y a des volcans, des déserts arides, des grands lacs sans parler des montagnes qui sont appelées les alpes du sud. On ride l'un des plus beaux snowparks du monde un jour et le lendemain on se retrouve dans une station associative accroché à une corde pour arriver au sommet. Chaque jour est fait de nouveautés plus surprenantes les unes que les autres. C'est vraiment un pays à découvrir et s'il n'était pas situé à l'autre bout du monde, je m'y serais déjà installé pour y vivre paisiblement.
 
Agoride: Argentique ou numérique ?
Fabien Lamborot: En fait on m'a volé mon sac photo dans une chambre d'hôtel aux 2 alpes, il y a deux ans. Je me suis alors rééquipé en numérique. J'ai mis longtemps à m'habituer au nouveau format des capteurs. Tous mes repères de cadrage et d'exposition ont changé. On dit que ça coûte moins cher parce que l'on a plus les frais de labo mais il faut investir dans les cartes mémoire et les disques durs, dans l'ordi qu'il faut changer tous les deux ans pour pouvoir utiliser les derniers logiciels de traitements d'image, sans parler du boitier lui-même qui coûte quatre mille euros pour être dans une gamme pro. Sur un fichier brut la qualité reste moins bonne qu'une diapo, le grain n'est pas aussi fin, les contrastes sont moins bons, les noirs moins profond et les contre jours plus difficiles à travailler. Il faut donc passer pas mal de temps devant l'ordi pour sortir des bons fichiers.
 
Sam Zartarian L'avantage c'est qu'ensuite vous pouvez envoyer ces fichiers à plusieurs clients en même temps. Plus besoin d'attendre que les diapos ne sortent des tiroirs des magazines pour les récupérer. Un autre est de voir son image immédiatement, plus besoin d'attendre le retour du labo pour savoir si l'on n'a pas foiré la prise de vue. C'est vraiment très pratique surtout pour les actions de sport. On peut savoir si le trick, le cadrage et l'expo sont bons. Si ce n'est pas le cas on recommence.
Je regrette tout de même le piqué des diapos, mais dans quelques années il n'y aura plus guère de différences. On va bientôt aussi pouvoir faire du N&B numérique, même si je pense que ça sera long pour avoir les mêmes gammes de gris que sur un tirage papier.
J'adorais passer des heures dans le noir à travailler un tirage baryté, jouer avec toutes les nuances de gris, trouver des noirs profonds... C'est devenu moins sensuel sur un ordi !
 




Document sans nom
 
 



Préparation physique d'intersaison... Snow - 26.08.2008
Préparation physique d'intersaison...
... pour rider encore plus fort cet hiver.
Julien Cavé en NZ... Snow - 18.08.2008
Julien Cavé en NZ...
Carnet de bord d'un rider.
Les coulisses de l'organisation d'un event Snow - 27.06.2008
Les coulisses de l'organisation d'un event
L'exemple de l'agence Like That
Pierre De Le Rue Snow - 13.06.2008
Pierre De Le Rue
Ou les débuts d'un photographe de snow
Chroniques d'un hiver en station Snow - 06.06.2008
Chroniques d'un hiver en station
Oliv, Roxen et Rémi ne sont pas des pro-riders, mais plutôt des mecs pour qui ...
Rechercher dans les archives des Focus

 
Ajouter agoride.com à votre accueil personnalisé :
   
Google Windows Live
RSS Yahoo Netvibes
RSS Agoride AOL


 

Agoride.com Pub Board Ladies Contact