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Nom: Jean-Michel Rodot
Age : 24 ans
Nationalité: française
Home: Les Rousses (Jura)
En à peine 3 ou 4 ans, Jean-Michel Rodot est devenu une figure dans le graphisme du snowboard. LE designer officiel de Hammer se dévoile sur Agoride et explique les principes du métier.
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Agoride: En quoi consiste ton job ? Jean-Michel Rodot: je suis directeur artistique chez Hammer Snowboards, Hot et Emery. Je touche à tout ce qui se rapporte à l’image, le dessin, la pub, les stickers, les logos.
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A: Qu’est-ce qui t’a amené à " designer " les planches ? J.M.R: En fait, je ride depuis 7 ou 8 ans maintenant et j’ai toujours été sensible aux décos des planches. Il faut préciser que je dessinais déjà beaucoup à la base. C’est mon goût pour le dessin et l’importance que j’attachais aux décos qui m’ont vraiment donné envie de faire ce métier. J’ai donc envoyé quelques dessins à Hammer Snowboards. Et voilà, cela fait 4 ans que je bosse pour eux.
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A : Quelles sont les qualités requises pour exercer ton métier ? J.M.R : D’abord il faut savoir dessiner ! Pour moi, le coup de crayon, la main de l’homme joue un rôle prépondérant dans le métier. Je ne veux pas descendre d’autres marques mais quand les décos sont faites directement par des infographistes, c’est moche ! Moi, je travaille avec un certain concept : le design doit être aussi parfait que la technicité de la planche. Et c’est le secret, à mon sens, pour produire une bonne board. Sinon, c’est clair il faut de l’imagination, beaucoup d’imagination. Généralement si tu as un bon coup de crayon, t’as de l’imagination aussi, mais bon !
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A : Justement, où puises-tu toutes ces idées ? J.M.R : Le but c’est de créer des thèmes adaptés aux types de planches. Par exemple, la Twilight, LA board de freeride, a pour thème les quatre saisons. Et celui qui ride cette board, aime la nature, c’est dans son état d’esprit. La déco est donc appropriée. C’est le même cas pour la Private, la freestyle haut de gamme qui a pour thème les jeux d’adresse. La planche a un caractère un peu rock’n roll, la déco s’apparente donc à Las Vegas et à son environnement. En gros, la déco se doit d’aller avec le programme de la planche !
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A : Quels sont les points positifs et négatifs du job ? J.M.R : C’est très difficile à dire. parce que j’ai la chance d’exercer le métier que je rêvais de faire il y a 4 ans. Ce qui est vraiment bien, c’est de pouvoir concilier deux passions pour en faire un travail. Je m’éclate vraiment dans mon boulot. Sinon, c’est vraiment gratifiant d’être en station et de voir des gars qui rident une planche que tu as dessinée. Tu ressens une certaine fierté, et une joie de savoir que ton taff est apprécié. Pour ce qui est du négatif, c’est peut-être la masse de boulot ! Pas que je paresse, mais au début, je n’imaginais pas que ça représentait autant d’heures. Je me disais qu’une fois la gamme des planches terminée, je me la coulerais douce tout le reste de l’année. En fait, pas du tout. Il y a aussi un taff de pub considérable, genre des imprévus de derniers moments. Non la pub, ça représente vraiment une grosse part du travail.
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A : Quelle est la réalisation dont tu es le plus fier ? J.M.R : Dont je suis le plus fier !? C’est peut-être le modèle qui sortira la saison prochaine, en 2002/2003. Pour les petites précisions, c’est un nouveau modèle de planche, la PSM, une board super freestyle. Ce sera vraiment le must du must en qualité de freestyle. et le thème que j’ai dessiné, c’est les vampires. Je me suis bien déchiré, et le résultat me plaît énormément. Je crois que c’est le modèle que je préfère. Sinon, il y a la semelle de la Twilight 166 de cette saison. C’est une peinture d’un coucher de soleil que j’ai faite d’abord sur papier et que j’ai ensuite scanné.
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A : Tu comptes exercer ce metier toute ta vie ? J.M.R : Je n’en ai pas la moindre idée. Si mon imagination est toujours là, si je sens que je peux encore progresser, oui, pourquoi pas ! Mais il faut que mes idées plaisent toujours. Et ça, c’est pas gagné. Je ne sais pas si à 50 ans je serai toujours innovateur et surtout dans le move du snowboard. Peut-être qu’à ce moment là, je me reconvertirai dans la pub, la création de sigles ou de logos. On ne sait jamais vraiment ce que l’avenir nous réserve. Mais en tout cas aujourd’hui, j’ai 24 ans et j’aime vraiment ce que je fais.
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Sujet: Dams
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