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| 25/03/2003
Snowboarder, le film
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Snowboarder est un véritable long métrage, avec l'univers du snowboard pour toile de fond. Un vrai scénario, de vrais acteurs, maquilleuse, et tout et tout... Découvrez le making-of d'un film qui risque de beaucoup faire parler. |
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D'accord, ce n'est pas le premier long-métrage sur les sports alternatifs. Mais cette fois c'est le monde du snowboard qui en est la toile de fond exclusive. Snowboarder saura-t-il coller à notre univers, à sa culture et à ses rites ? En tout cas, on retrouve du beau monde chez les doublures riders avec David Vincent, Stéphane Routin, Jonathan Collomb-Patton, Bab's, Marc-André Tarte et bien d'autres encore...
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Mais il ne pense qu'à une chose : marcher sur les traces de son idole, Josh. Ce dernier le repère lors d'un entraînement, lui propose d'intégrer son team et de le rejoindre à Gstaad, en Suisse. Le rêve de Gaspard va enfin se réaliser...à moins que Josh n'ait de tout autre projet et ne cherche qu'à l'utiliser pour se venger du monde de la compétition. Gaspard se rend à Gstaad, contre l'avis de Beshop. Une nouvelle vie commence alors pour lui, avec un objectif en vue : remporter le Air&Style. Son quotidien se partage désormais entre entraînements intensifs et soirées sans interdits. Mais tout se complique lorsqu'il tombe amoureux d'Ethel, la petite amie de Josh...
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La réalisation : De l'idée au tournage, Olias Barco a dû attendre quatre ans avant de pouvoir enfin tourner. Après avoir essuyé des refus de la part de plusieurs sociétés de production, qui ne voyaient un film sur le snowboard que comme un Taxi sur neige, le réalisateur rencontre Benoît Jaubert, de Nord-Ouest Production, qui décide de s'engager dans l'aventure.
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Le film sort le 2 avril, mais nous nous sommes rendus à l'avant-première à l'Alpe d'Huez, samedi dernier. Une soirée en grande pompe où le maire et toute la station affichaient sa fierté d'intégrer le monde VIP du cinéma. Alors, comment c'était ? Tout d'abord, on le répète encore une fois, Snowboarder est un long-métrage, pas une vidéo de snowboard. Alors si vous allez le voir en salle en espérant voir du gros tricot, vous risquez d'être déçu. Ça n'est pas le but recherché. Ensuite, en ce qui concerne l'histoire proprement dite, on peut simplement dire que la toile de fond de ce film ne pourrait pas vraiment coller avec la réalité actuelle du milieu du snowboard.
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Le héros, Josh Attersen (vous avez dit Terje ?), est en liberté conditionnelle pour avoir fracassé la tête de son team-manager face à des caméras de télévision. Il se déplace ainsi sur les contests, constamment accompagné de deux policiers qui ne le lâchent pas d'une semelle... On ne peut vraiment en dire plus. Si vous voulez connaître la suite, il vous faudra aller le voir. On voit malgré tout quelques belles images de freeride, en haute montagne, au milieu des séracs. Les (vrais) riders embauchés sur ce film interviennent en tant que doublure des (vrais) acteurs. Seuls David Vincent, Alex Doumergue et Lucas Benacchio jouent leurs propres rôles. Des petits rôles, mais c'est toujours sympa de voir des têtes familières sur grand écran.
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Interview d'Olias Barco
Agoride : D'où vous est venue l'idée de faire ce film ? Olias Barco : J'y ai pensé lors des JO de Nagano en 98. Lorsque la médaille d'or a été retirée au rider canadien, à cause d'un pétard fumé auparavant. Je dois avouer que je ne suis pas un snowboarder mais je suis très réceptif aux sports de glisse, et cela m'a intrigué. C'était la première fois qu'on voyait des snowboarders aux JO, ils étaient originaux comparé aux autres compétiteurs. Ils n'étaient pas formatés pour ce type de compétition, mais pour la liberté et la nature. C'est ça qui m'a plu.
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A : Au niveau du tournage, quelles sont les différences par rapport à un long-métrage classique ? OB : Tout d'abord, j'avais peur de ne pas obtenir de belles images. Alors je me suis entouré d'une équipe -cadreur et lumière- ayant déjà tourné en montagne, pour le film Apocalypse Snow. Ensuite, il y a des choses qui ne dépendent pas de nous, comme la nature. Malgré un hiver pourri, on a réussi à boucler la partie d'action sur neige avant la fin de saison. Par contre, il n'y avait pas assez de neige à Gstaad, pour l'ambiance village de montagne. Il a donc fallu utiliser des images de synthèse. (sick)
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A : Comment avez-vous adapté le scénario du film afin qu'il soit conforme à l'esprit snowboard? OB : Pour ça, j'ai rencontré Terje Haakonsen, Bab's Charlet et David Vincent , et j'ai écouté leurs avis. Je suis allé sur les camps d'été en Autriche et j'ai traîné avec eux. Les gars de la production ont bossé avec Fred Arnaud, Renaud De Wattville et Guillaume Lacroix afin de rencontrer des riders, de ramener des sponsors, et de connaître certains aspects techniques, comme la construction de spots.
A : Comment trouver l'alchimie nécessaire pour satisfaire le grand public et les spécialistes ? OB : Je pense que c'est l'ambiance générale du film qui fera la différence. J'ai cherché à faire un film sur l'univers de la montagne.
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A : Le scénario écrit ne vous semble-t-il pas irréaliste dans le monde du snowboard ? OB : D'accord, ce n'est pas réaliste dans le fond, mais ça peut l'être dans la forme. David Vincent, Bab's et Terje se sont reconnus dans le côté imaginaire. C'est un film qu'il faut prendre au second degré.
A : Quel impact pensez-vous que ce film aura sur notre sport ? OB : Le personnage principal est un mec bien. C'est donc quelque chose de positif pour le snowboard. Les gens s'identifieront à lui et j'espère sincèrement que les snowboarders aimeront le film.
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